Passe-moi le grisbi !

[NDLR : pour les plus jeunes, « grisbi » est un mot familier pour parler d’argent, en référence à un film culte sorti sur les écrans en 1954]

Lors du dernier Conseil municipal du 28 septembre aux Essarts-le-Roi, le nouveau Maire a été interrogé sur la vacuité de son poste de vice-président auprès de l’agglomération Rambouillet Territoires et les raisons justifiant un doublement des indemnités qui lui sont versées, comparativement à la mandature précédente.

Visiblement gêné par la question, Ismaël Nehlil nous a servi une réponse qui a peiné à convaincre sur le fond des missions qui seraient les siennes dans le cadre de ce portefeuille de vice-président. Nous avons eu droit à un galimatias de généralités sur l’application des principes de « subsidiarité » dans la pratique intercommunale. Mais plus ahurissant fut sa réponse concernant le doublement de ses indemnités :

« je ne m’intéresse pas à ces choses là et je n’ai pas vu quel était le montant de l’indemnité »…

Le tableau annexe présenté dans la délibération que notre Maire a votée, lors du conseil communautaire du 24 juillet 2020, est pourtant clair et explicite, affichant nominalement le montant de l’indemnité attribuée à chaque vice-président. A moins de ne pas savoir lire, comment notre Maire peut-il prétendre ne pas connaître le montant de son indemnité ? Comme nous, vous pouvez lire dans ce tableau, reproduit ci-dessous, que l’indemnité brute mensuelle allouée au 11ème vice-président Ismaël Nehlil est bien de 1454,64 €.

A titre de comparaison, l’indemnité nette versée à son prédécesseur (Raymond Pommet) au titre de sa fonction de vice-président de Rambouillet Territoires était de 607,21 €. Celle-là même que l’opposition socialiste de l’époque qualifiait de « grassement payée » ! Il est vrai qu’après avoir rallié la liste La République en Marche conduite par Ismaël Nehlil et bénéficié de plusieurs postes de maire-adjoint rémunérés dans la nouvelle mandature, notre ancienne opposition ne trouve plus rien à redire, ni sur le doublement de l’indemnité de vice-président, ni même sur le rattachement à Rambouillet Territoires, tant décrié tout au long de la mandature précédente. Comme quoi les convictions changent en fonction de ses intérêts personnels. Après avoir jeté leur fiel sur l’ancien Maire, maintenant qu’on leur a passé le plat, ils ne vont pas cracher dans leur (bonne) soupe ! Comme disait Pascal, « vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà ».

 

Bien intégrer les enjeux de l’intercommunalité dans la politique de la commune

Depuis la loi NOTRe, plus aucune commune n’échappe à un rattachement intercommunal. Ainsi Les Essarts-le-Roi font partie de la communauté d’agglomération Rambouillet Territoires depuis le 1er janvier 2017. Les 5 élus qui nous représenteront au conseil communautaire seront élus au suffrage universel, en même temps et dans les mêmes conditions que les conseillers municipaux, par fléchage sur une liste issue de la liste des conseillers municipaux. Comme en 2014, les deux listes figureront sur le même bulletin de vote, les électeurs ne voteront qu’une fois.

Un groupe de travail restreint s’est réuni pour travailler sur les enjeux de l’intercommunalité et bien préparer les futurs conseillers communautaires de la liste CAP Avenir aux missions qui leur seront confiées dans l’exercice de leur futur mandat.

Pour un élu communautaire, être actif au sein de son intercommunalité est en effet primordial pour bien représenter sa commune, car la loi a renforcé le rôle des intercommunalités en leur attribuant des compétences étendues.

C’est l’esprit dans lequel le groupe CAP Avenir – Les Essarts le Roi travaille : préparer et former tous les futurs élus afin qu’ils soient de suite opérationnels pour assurer avec efficacité et professionnalisme leurs missions d’élus au service de notre commune et de ses habitants.