Tribune libre CAP Avenir

Vous trouverez ci-dessous le texte de la Tribune libre du groupe CAP Avenir publié dans le bulletin d’informations communales du mois d’octobre 2020.

Une majorité d’Essartois a fait le choix de confier la conduite des affaires de la cité pour les 6 années à venir à un attelage hétéroclite LREM-Gauche socialiste. Issu d’une expression démocratique, ce choix peut paraître singulier, mais il n’est pas discutable. Que toutes celles et ceux qui nous ont soutenu soient ici remerciés. Cette confiance nous honore et nous engage, par la voix de nos 4 élus minoritaires, à exercer, avec sérieux et vigilance, un contre-pouvoir légitime et salutaire en démocratie. C’est bien dans cet état d’esprit positif que nous agirons tout au long de la mandature. Infatué de son nouveau pouvoir, le Maire élu fait preuve à notre égard d’un comportement irrationnel et choquant. Tenant à qui veut l’entendre un discours d’apaisement et de réconciliation, il pratique avec perfidie la division, l’hypocrisie, l’humiliation, bref il exerce une vengeance incompréhensible, inutile, dégradante. Il passe des accords avec les deux autres groupes minoritaires pour mieux nous affaiblir. Ce comportement hypocrite trouve son apogée dans une odieuse machination destinée à priver les membres de notre groupe d’un siège légitime au comité du SIASY (assainissement collectif), une décision qui ne respecte ni la juste proportionnalité des voix, ni la compétence. Pourquoi ? Outre une vengeance malsaine, cette manœuvre vise surtout à nous empêcher de freiner la volonté d’urbanisation exagérée que la nouvelle équipe vous cache, en nous appuyant sur les limites des capacités de notre station d’épuration, que nous connaissons bien.

Cette mandature commence bien mal !

Les élus du groupe CAP Avenir : Ghyslaine Ozanam, Hélène Rapin, Patrick Robuchon, Raymond Pommet

Passe-moi le grisbi !

[NDLR : pour les plus jeunes, « grisbi » est un mot familier pour parler d’argent, en référence à un film culte sorti sur les écrans en 1954]

Lors du dernier Conseil municipal du 28 septembre aux Essarts-le-Roi, le nouveau Maire a été interrogé sur la vacuité de son poste de vice-président auprès de l’agglomération Rambouillet Territoires et les raisons justifiant un doublement des indemnités qui lui sont versées, comparativement à la mandature précédente.

Visiblement gêné par la question, Ismaël Nehlil nous a servi une réponse qui a peiné à convaincre sur le fond des missions qui seraient les siennes dans le cadre de ce portefeuille de vice-président. Nous avons eu droit à un galimatias de généralités sur l’application des principes de « subsidiarité » dans la pratique intercommunale. Mais plus ahurissant fut sa réponse concernant le doublement de ses indemnités :

« je ne m’intéresse pas à ces choses là et je n’ai pas vu quel était le montant de l’indemnité »…

Le tableau annexe présenté dans la délibération que notre Maire a votée, lors du conseil communautaire du 24 juillet 2020, est pourtant clair et explicite, affichant nominalement le montant de l’indemnité attribuée à chaque vice-président. A moins de ne pas savoir lire, comment notre Maire peut-il prétendre ne pas connaître le montant de son indemnité ? Comme nous, vous pouvez lire dans ce tableau, reproduit ci-dessous, que l’indemnité brute mensuelle allouée au 11ème vice-président Ismaël Nehlil est bien de 1454,64 €.

A titre de comparaison, l’indemnité nette versée à son prédécesseur (Raymond Pommet) au titre de sa fonction de vice-président de Rambouillet Territoires était de 607,21 €. Celle-là même que l’opposition socialiste de l’époque qualifiait de « grassement payée » ! Il est vrai qu’après avoir rallié la liste La République en Marche conduite par Ismaël Nehlil et bénéficié de plusieurs postes de maire-adjoint rémunérés dans la nouvelle mandature, notre ancienne opposition ne trouve plus rien à redire, ni sur le doublement de l’indemnité de vice-président, ni même sur le rattachement à Rambouillet Territoires, tant décrié tout au long de la mandature précédente. Comme quoi les convictions changent en fonction de ses intérêts personnels. Après avoir jeté leur fiel sur l’ancien Maire, maintenant qu’on leur a passé le plat, ils ne vont pas cracher dans leur (bonne) soupe ! Comme disait Pascal, « vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà ».